Editorial

Published on octobre 24th, 2016 | by nresources

0

Les investisseurs se rongent les sangs sur l’horizon économique de la RDC

La RDC est un pays scandaleusement riche en ressources naturelles. Mais en dépit de ses atouts, le pays reste classé jusqu’à ce jour, parmi les plus pauvres de la planète. Son indicateur compo site est des plus faibles suivant le classement 2016 du Programme des Nations Unies pour le Développement. La plupart des opérateurs économiques étrangers qui y ont investi n’ont pas compté pour des prunes. Ils ont réalisé de gros bénéfices dans ce pays dit, de cocagne et sont devenus très riches. Les fonds ont été rapatriés dans leurs pays d’origine. Alors que les Congolais préfèrent la politique. C’est un secteur où l’enrichissement est facile et brutale. Certaines pratiques qui datent de l’époque du Maréchal Mobutu renforcent cette tendance.
De nombreux « acquéreurs » bénéficiaires de la « zaïrianisation » ont profité de cette expérience. Peu importe ce qu’ils en ont fait. Le politique s’érige en prédateur de l’économie. La majorité des politiciens puisent dans le trésor public pour faire bonne figure. Ils s’entretuent pour en prendre le contrôle et pour le partage du butin. Cela a anéanti le goût du risque dans les affaires notamment dans l’industrie minière qui exige beaucoup de fonds.
Tenez : Plus d’un siècle d’expérience minière, le pays ne compte aucune entreprise minière congolaise sérieuse et compétitive. Mais hélas, il peut aligner près des 500 parts politiques, deux décennies seulement après la chute du part unique. Et ce combat politique qui pousse certains antagonismes à l’extrême, engendre souvent des émeutes et même des conflits armés comme l’illustrent les massacres dans l’est du pays, les manifestations politiques, les pillages, les actes de vandalisme et la tension autour du respect de la constitution et de l’organisation des élections. Pourtant, bien des pays ont émergé grâce à l’exploitation rationnelle des ressources naturelles. L’Arabie Saoudite est devenue riche grâce à son pétrole. Pourquoi cet exemple n’inspirerait-il pas la RDC qui regorge d’énormes potentialités dont le cuivre, le cobalt, l’or, les 3T, etc. ? Depuis la promulgation du Code minier de 2002, que des pesanteurs économiques : la revisitation des contrats miniers, la crise économique mondiale 2008-2009, la tentative de la révision du Code minier et la chute des cours des métaux en cours. Par ailleurs, le gouvernement n’a pas respecté le délai constitutionnel, obligeant le report des élections. La CENI n’a pas établi un calendrier exact. Le fameux dialogue inclusif est grippé. A vrai dire, on continue à perdre du temps. Cette situation rallonge l’impasse. Dans tous les cas, le plus grand perdant, c’est le Congolais lambda qui ne sait plus reporter sa souffrance à des dates ultérieures. Qui sait ce que demain nous réserve ? Les investisseurs se disent avoir la pétoche pour continuer des affaires dans ce climat d’incertitude totale. Et, ils se rongent les sangs sur l’horizon économique du pays.


About the Author



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Back to Top ↑