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Published on août 20th, 2018 | by nresources

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LE NOUVEAU CODE ET LES MINERAIS STRATEGIQUES

Le 12ème forum sur les chaînes d’approvisionnement en minerais responsables, organisé à Paris en avril 2018 par l’OCDE, la CIRGL et le Groupe des Experts des Nations Unies sur la RDC, est la suite d’une série d’activités axées sur les zones des conflits ou à haut risque où l’exploitation minière est susceptible d’alimenter directement ou indirectement les conflits armés. Les forums Alternative Mining Indaba de mai 2018 à Kolwezi organisé par SARW et OSISA sur les mines et le développement durable et le forum DRC Mining Week de Lubumbashi initié par Spintelligent ont abordé presque les mêmes questions.
La RDC a-t-elle tiré des leçons en mettant en place un dispositif compétitif pour bénéficier des retombées des minerais stratégiques avec le nouveau cadre légal ?
Le pays possède d’importantes ressources naturelles. Malheureusement, il est considéré comme un pays à haut risque par les investisseurs. Le processus de Kimberley a été lancé en 2003 pour stopper l’exploitation des “diamants, dits de sang”. Après la crise financière internationale de 2008-2009, la loi Dodd-Franck, adoptée par le congrès américain en 2010, interdisait les entreprises américaines d’utiliser les minerais de sang. Cette loi a eu de graves incidences en RDC. Des campagnes alarmistes et de fausses informations ont conduit à un embargo de fait sur les minerais de la RDC. Le Président Kabila avait même suspendu l’exploitation minière artisanale au Kivu.
Sous des labels “minerais de sang”, “minerais de guerre” ou “minerais de conflits”, les 3T de la RDC ont été souillés. Au lieu d’être une source de bonheur, ils ont été une source de malheur.
L’histoire retiendra que l’uranium de la RDC, bien qu’étant à l’époque, minerai stratégique au regard de son importance pour les pays occidentaux en guerre, n’a rien procuré au pays. La célèbre mine de Shinkolobwe est restée fermée jusqu’aujourd’hui. Le besoin de l’uranium n’est plus au centre des marchés.
Aujourd’hui, c’est le cobalt artisanal qui est menacé à cause d’une champagne visant à souiller ce minerai. Encore sous prétexte de “violations des droits de l’homme” et de “travail des enfants dans les mines de cobalt”, une autre menace guette la RDC. Cette campagne de sape relayée par les médias, est prise au sérieux. Elle provoque des hésitations des consommateurs.
Face à de tels problèmes, quelles sont des réponses qu’apportent les experts congolais du secteur ?


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