Expédition de charité en RDC : du Haut-Uélé a Muanda – NResources | Le magazine des ressources naturelles

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Published on octobre 24th, 2016 | by nresources

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Expédition de charité en RDC : du Haut-Uélé a Muanda

Nul ne peut être heureux seul, dit un dicton. C’est le sens à donner au rallye organisé dernièrement par Mark Bristow, directeur exécutif de l’entreprise aurifère Randgold Resources et initiateur de la Fondation « Nos Vies en Partage ». Avec une équipe de sept motards, il s’est assigné l’objectif de collecter des fonds en faveur des pauvres en parcourant une distance de 8.000 km. Le rallye est parti de l’océan indien, précisément, du port de Mombasa au Kenya jusqu’à l’océan atlantique à Muanda en RDC. Tous les fonds collectés ont été redistribués aux démunis.

« Nos Vies en Partage » est une fondation créée par Randgold. Le rallye de cette fondation est à sa quatrième édition cette année. Bristow est touché par la pauvreté qui frappe la majorité des Africains. Raison pour laquelle il a créé cette fondation au sein de Randgold Resources pour tenter de soulager tant soit peu la misère de ses contemporains. Pour cette édition, il a collecté plus de 2 millions de $ US. Les donateurs sont les hommes de bonne volonté, les travailleurs de Randgold et les hommes d’affaires. L’appétit vient en mangeant, dit-on. Au commencement du rallye, Bristow était seul. Après, il a traversé l’Afrique en partant de l’Egypte jusqu’au Cap de Bonne Espérance en Afrique du Sud avec ses deux enfants. Pour 2016, il a rallié quelques entrepreneurs à la cause des indigents. Chaque voyageur a contribué significativement à la réussite du rallye et en se prenant en charge pour la traversée du continent. Les sept motards ont parcouru 8.000 km de la dense forêt équatoriale pendant 28 jours.

Etape de Kinshasa

A son arrivée à Kinshasa, Bristow a apporté un grand soutien financier à plusieurs organisations caritatives. Il a organisé une soirée de réjouissance au cours de laquelle des prix ont été remis. Certaines organisations avaient bénéficié du précédent rallye. Des chèques ont été remis aux structures qui s’occupent des indigents en présence des autorités congolaises. La fondation a fait des dons aux orphelinats et aux organisations situés dans les zones les plus reculées que les motards ont traversées. Le patron de Randgold a déclaré que « cette randonnée a été la plus difficile de toutes les quatre, car, beaucoup de pays parcourus jadis n’ont pas la dimension de la RDC dont de nombreuses routes restent impraticables ». De précédents itinéraires partaient de Cape Town au Caire en 2009, de Nouakchott à Abidjan en 2012 et d’Abidjan à Cape Town en 2014.
Le parcours dénommé «Safari kwa Afrika Bora» (en swahili Rallye pour une Afrique meilleure) visait une collecte de $ 3 millions pour les personnes les plus démunies du continent dont les femmes et les enfants privés d’une vie décente à cause de la pauvreté et des conflits armés. Avec des fonds collectés cette année, la fondation compte soutenir certains programmes de réinsertion post-conflit en RDC. Elle mettra un accent particulier sur les femmes victimes des abus sexuels, les enfants abandonnés et ceux issus des groupes armés.

La paix, comme condition indispensable à tout progrès

Mark Bristow peut être considéré comme ambassadeur de la bonne image de la RDC à l’étranger.
D’après lui, lorsqu’on suit les médias internationaux, «bien des gens ont de fausses informations selon lesquelles rien ne va en RDC. Ils ont l’idée de la guerre, des rébellions, des troubles sociaux, des tensions ethniques, des épidémies, de la famine, etc. Une campagne de sape et une vision tordue sur le pays ». Il est agréablement surpris de constater que la RDC est un pays dynamique. « Les Congolais travaillent dans des conditions difficiles pour s’épanouir. Les femmes sont très actives et œuvrent pour le bien-être, les enfants vont à l’école et les entrepreneurs nationaux émergent.
Nous avons traversé pas mal de provinces de l’est de la RDC et n’avons vu aucun rebelle. Personne n’a été inquiété et n’a perdu quoique ce soit à cause des hommes armés. Le discours sur la guerre est dépassé », martèle-t-il.

Bristow a joué sa partition. Aux Congolais de faire mieux que l’étranger pour le progrès de leur pays. L’indépendance, c’est l’appropriation du destin par le travail, la discipline et les actons concrètes et non par de simples discours incompatibles avec la réalité.

Gaby KUBA BEKANGA


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